Les animaux dans la bible

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Les animaux dans la bible

Les animaux dans la bible

Au 21e siècle, la création de Dieu se rappelle à nous. Toute la création. Aujourd’hui, des femmes et des hommes se lèvent pour parler de la condition animale. Le Pape des Catholiques a même souligné que le traditionnel agneau Pascal n’était pas une prescription et que pour la Pâques, il conseillait d’éviter ce « plat ». C’est un vrai symbole, car on sait que l’Église avance à pas de fourmis et là, on peut dire que le Pape François a fait un bon de géant en matière de protection des animaux. On ne vous dira pas que le Christ était végan à une époque où le concept n’existait pas. Par contre, on peut essayer de trouver dans le Livre la place des animaux. Nous ne chercherons pas à savoir qui est supérieur à l’autre, mais nous allons trouver mes frères et mes sœurs, dans la Parole des idées sur les animaux dans la Création de Dieu.

 

Les animaux dans la bible : la Génèse

  • « Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
  • « Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon. »

Les animaux sont donc crées avant les hommes dans la Genèse. Pourtant, le lvre II de la Génese semble mettre les animaux sous la responsabilité des hommes.

  • Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu’il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »

Ce passage risque de ne pas plaire aux antispécistes. On peut même dire que cette phrase a largement inspiré la vision matérialiste de la nature des philosophes du XIXe. L’Homme est maître de la nature. Quand on voit où le monde est et la situation de la création de Dieu, on ne peut que se poser la question sur le sens du terme « Maître ». Ne serait-ce pas l’ idée d’une responsabilité de l’être humain, crée à l’image de son créateur, qui doit donc prendre soin de la vie ? Est-ce qu’on peut penser que les personnes militant pour le droit des animaux sont plus proches de la parole du Christ que ceux qui les abattent et les marchandent ? Pour beaucoup, l’animal et le vivant sont au service de l’homme. L’Homme serait donc une espèce supérieure. Et pourtant, en allant plus loin dans l’Ancien Testament, on trouve un détail assez étonnant. L’un des grands moments de la Bible est l’Arche de Noé. Dieu dit à Noé de prendre un couple de chaque espèce pour les sauver de sa colère. Noé et sa femme représentent l’espèce humaine. Ils sont deux. Ils sont mis sur le même pied d’égalité par le Divin et sauvés comme les autres espèces. Dieu serait-il le premier antispéciste de l’Histoire ?

Jésus et les marchands du temple

C’est sans doute l’un des passages les plus mal interprétés de la Bible. On entend pérorer les critiques qui voient le Christ contredire par les faits son message d’amour. Évidemment, il n’en est rien. L’une des premières choses qu’il fait, c’est libérer les animaux qui étaient promis à des sacrifices pour des rituels religieux: « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce. »

La maison de son Père, de notre Père, n’est-ce pas la Terre et l’univers ? Si le commerce des animaux est autorisé dans le Temple, c’est pour les sacrifices. Les marchands du temple sont avant tout des marchands de bestiaux. En provoquant l’ire du Christ, la seule, les marchands du temple vont devenir un des passages les plus connus et les plus commentés du Nouveau Testament. La version officielle, c’est que le Christ a voulu ainsi démontrer que l’ancienne religion était devenue caduque en libérant les animaux promis aux sacrifices. Comment peut-il en être autrement ? La religion de l’argent est partout, la Foi est devenue un business.. On note même le retour d’un mouvement chrétien américain qui explique que la pauvreté est une punition de Dieu, c’est la « théologie de la prospérité ». Cette église est peuplée de ceux qui servent le veau d’or et l’ange déchu. Les faux prophètes se servent de la foi pour faire de l’argent – ils feraient mieux de jouer au loto, au moins, ils ne nuiraient à personne… Ils ne vont pas dire que ce passage est une dénonciation des « marchands » et de l’enrichissement sur le meurtre des créatures de Dieu.

Pourtant, on sait que c’est le seul passage où le Christ perd le contrôle de sa patience. Pourtant, dans l’Évangile de Jean, on lit qu’il était venu « reconnaître » les lieux. C’est donc un acte symbolique fort qui était prémédité. Le Christ a libéré les animaux de la servitude et du joug de ceux qui voulaient les vendre pour qu’ils soient tués. Bien avant Saint Francois d’Assise et le Pape François, le Christ nous indiquait déja qu’en tant que Maitre, nous ne devions pas martyriser ou massacrer, mais libérer et protéger les animaux. Enfin rappelons aussi Isaie (1:11) : « Que m’importe la quantité de vos sacrifices? dit l’Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux, je ne prends aucun plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. » Voilà bien un exemple de la vanité humaine…